AMNÉVILLE 3
VAUBAN 0
Stade municipal. Mi-temps : 0-0. - Arbitre : Mlle Guillemin.
100 spectateurs. Buts : Luthardt (75e), Marques (79e sp, 89e).
Avertissements : Domenech (57e), Faug Porret (71e), Ghenzi (73e) à Vauban.
AMNÉVILLE : Suzanne, Calton, Ferdi (Luthardt 71e), Culianez, San
Andres, Osswald, Benhamza, Yildiz, Adler (Natanelic 63e), Sahin, Marques.
VAUBAN : Both, Ernst, Roecklin, Ghenzi, Faug Porret (Heitz 88e),
Chakrouni (Senouci 80e), Domenech (Nsangu 76e), Heiligenstein, Boughardayan,
Ayvaz, Matundo.
Une frappe de Chakrouni arrêtée par le gardien en première période (8e),
un coup-franc de Ayvaz bien enroulé autour du mur mais boxé par Suzanne dès la
reprise (46e), des attaques de Matundo annihilées par le portier (57e, 60e,
61e), une superbe frappe de Chakrouni contrée au dernier moment (66e) :
indéniablement, Vauban a le match en main à Amnéville.
Les Mosellans perdent leurs balles ou les offrent à l'adversaire. Les
Alsaciens se battent comme des morts de fin sur tous les ballons. La rencontre
est quasiment à sens unique et les rares supporters lorrains commencent à
grogner dans la tribune.
Les corners s'accumulent dans l'escarcelle strasbourgeoise.
Frappe contrée
Mais le coup de poignard provient du pied toujours magique
de Luthardt. Le remplaçant du capitaine est sur la pelouse depuis quatre
petites minutes. Il s'empare du cuir, fait quelques pas, arme sa frappe et
celle-ci est légèrement déviée dans le but de Both qui n'a rien eu à faire
jusque là (75e).
Amnéville enfonce rapidement le clou. La faute de Roecklin sur Marques,
dans la surface, est indéniable et l'attaquant transforme lui-même le penalty
(79e). Vauban Strasbourg a alors le mérite de ne pas baisser les bras.
Mais Matundo tire sur le gardien (83e). Ce dernier se détend ensuite à
l'horizontale sur une belle frappe de Faug Porret (86e).
Les Alsaciens poussent et sur une contre-attaque, Marques s'en va marquer
en glissant la balle sous le corps de Both (89e).
« Que voulez-vous que je vous dise ? », lâchait dans un
souffle l'entraîneur de Vauban, Pascal Droehnlé après les débats. « C'est
un manque de réalisme. Le foot est cruel quand on n'arrive pas à marquer. Nous
avons l'emprise sur le match mais rien ne rentre. »