VAUBAN 2
CHAUMONT 3
Mi-temps : 2-1. Arbitre : M. Da Cunha, assisté de MM. Jedele et
Duarde Godino. 80 spectateurs.
Les buts : Nsangu (9e') et Ghenzi (16e') pour Vauban; Azevedo (2e'),
Constant (47e') et Plaque Vent (78e') pour Chaumont. Avertissements : à
Vauban : Ghenzi (36e'), Chakrouni (37e'), Schwoob (65e'), Ayvaz (81e'),
Faug Porret (86e') ; à Chaumont : Lemoine (34e') et Plaque Vent
(66e').
VAUBAN : Both, Roecklin, Schwoob, Ghenzi, Heiligenstein,
Boughardayan, Noundou Kinding, Domenech (Senouci, 53e'), Nsangu, Chakrouni
(Matundo, 81e'), Ayvaz.
CHAUMONT : Humblot, Bouko, Lemoine, Michaut, Pierrat, Debrabandere,
Constant, Plaquevent (Carteret, 80e'), Azevedo, Benhammane, Cantonnet (Mzouri,
72e').
Ce n'est pas encore Noël, mais Vauban se montre déjà très généreux. Hier
soir, les Strasbourgeois ont offert à leurs homologues de Chaumont une victoire
qu'ils n'étaient pas en mesure d'acquérir dans le jeu. Deux buts gags encaissés
durant une seconde période cauchemardesque ont suffi à dilapider le fruit des
efforts consentis pendant les 45 premières minutes.
« Nous prenons deux buts
et demi en moyenne »
Il y eut d'abord ces tergiversations étonnantes de la
charnière centrale locale au retour des vestiaires. Une fébrilité qui permit à Constant
d'administrer une belle gifle à une équipe encore hantée par un début de saison
raté défensivement (2-2, 47e'). « Nous prenons deux buts et demi en
moyenne par rencontre », déplore Pascal Droenhle, le coach de Vauban. Dans
ces conditions, on ne peut pas gagner. D'autant que l'on fait des cadeaux à
l'adversaire quand on a le match en main ».
La défense strasbourgeoise eut en effet l'art de mettre son gardien dans
l'embarras, notamment dans le dernier quart d'heure. Contraint d'effectuer des
dégagements sous la pression des attaquants champenois, Both en manqua un. A
l'affût, Plaquevent crucifia le malheureux portier (2-3, 78e'). Vauban jeta
bien ses dernières forces dans la bataille, mais le mal était fait.
Cueillis à froid
« Je suis dépité », confiera Pascal Droenhle,
avant d'ajouter : « On est à notre place. Nous souffrons d'un manque
de rigueur défensive. A ce niveau, on ne peut pas dire que c'est quelque chose
de passager. Notre faiblesse est grande en la matière ». Et elle est
surtout très frustrante. Cueillis à froid par une frappe victorieuse d'Azevedo
à l'entrée de la surface (0-1, 2e'), les Strasbourgeois réagirent très
rapidement.
Très percutant en première période, Nsangu fut vite récompensé de ses
appels incessants dans la profondeur par une égalisation bienvenue (1-1, 9e').
Et comme Vauban s'imposait dans les airs, la roue tourna (provisoirement) dans
le bon sens. Sur un corner de Chakrouni, Ghenzi fit admirer sa détente et
marqua de la tête (2-1, 16e').
Survoltés, les locaux monopolisèrent ensuite le ballon et se procurèrent
logiquement une multitude d'occasions, la plus franche étant cette frappe du
droit trop croisée de Nsangu (34e'). Si bien qu'à la pause, on voyait mal
comment la physionomie de la partie pouvait changer. C'était sans compter sur
cette fâcheuse manie de Vauban : donner le bâton pour se faire battre.