Toujours des regrets

VAUBAN 2
SELONGEY 2
 Stade de la Porte de Kehl. Mi-temps : 1-2. - 100 spectateurs. Arbitre : M. Mombert, assisté de MM. Diani et Bidau. Buts : Nsangu (13e'), Ayvaz (54e') pour Vauban ; M. Lahrissi (7e', 10e') pour Selongey.
 Avertissements : Roecklin (31e'), Ayvaz (51e') à Vauban ; Gilles (30e') à Selongey.
 VAUBAN : Both - Roecklin, Rhein (Boughardayan, 46e'), Heiligenstein, Schwoob (Hinard, 81e') - Ernst, Noundou, Rubio (Chakrouni, 66e'), Ayvaz - Matundo, Nsangu.
 SELONGEY : Bohn - Singer (Mohammed, 71e'), Piombino, Gay, Malnoury - Chaffanel, Rasera, Fourney (Mougeot, 81e'), Gilles - M. Lahrissi, O. Lahrissi (Roze, 66e').
 L'art de recevoir, c'est bien. Mais hier Vauban aura développé l'art de trop bien recevoir et l'affaire s'est vite compliquée.
 Après avoir relancé Saint-Dizier sans trop de préjudices (2-1), après avoir offert l'égalisation à Haguenau (1-1) et perdu trois points en route à Épinal - à 11 contre 10, les Strasbourgeois menaient 2-0 avant de prendre trois buts - les joueurs de Pascal Droehnlé ont commencé leur match d'hier à... 18h10.
 Seul souci, c'est que les invités, eux, étaient déjà sur place dix minutes plus tôt, heure du rendez-vous fixé.
 Et Mustapha Lahrissi en a largement profité. Sur ce coup de franc de Gilles, il se retrouve bien seul pour expédier la balle au fond des filets de Both (7e'). Cent-quatre-vingt secondes plus tard, il est toujours aussi seul à l'entrée de la surface pour bien enrouler le ballon et tromper le gardien strasbourgeois.
 « Si on continue à faire des cadeaux comme ça, il va être difficile de jouer le haut du tableau », dira Pascal Droehnlé. Ce samedi pluvieux avait (presque) des allures de Noël avant l'heure.

Un Galip Ayvaz
des grands jours

 Heureusement, emmenés par un Galip Ayvaz des grands jours, limite étincelant, les Bas-Rhinois vont réagir. « C'est le côté positif de ce match. Pour la première fois de la saison, nous étions menés au score et nous avons trouvé les forces mentales pour revenir », souligne l'entraîneur de Vauban.
 Si Bohn détourne le ballon sur cette tête de Rubio (12e'), il ne pourra rien sur le corner, tiré par Ayvaz, qui suit. Nsangu voit son tir rebondir sur le poteau, mais l'attaquant reprend et réduit le score.
 Puis chaque équipe aura ses occasions. Le tir de Gilles (19e') et Piombino, dont le coup de tête file au ras du poteau gauche (31e'), feront craindre le pire. Quant à Ayvaz (16e', 35e'), il permet à Bohn de se distinguer.
 La deuxième période, elle, sera strasbourgeoise. Hormis ce contre de Mustapha Lahrissi au bout duquel sa balle piquée chatouille le poteau gauche de Both (74e'), la maîtrise est pour Vauban. Chakrouni, dont le coup de tête est un poil trop croisé (69e'), et Bourghardayan, dont la frappe caresse la transversale (71e'), auraient même pu maudire la terre entière si Galip Ayvaz n'y était pas allé de son exploit un peu plus tôt.
 En effet, sur cette balle négociée par Schwoob (il sera touché à la tête dans un choc aérien avec Fourney) et relayée par Boughardayan, le meneur strasbourgeois prend l'affaire à son compte.
 De 20 bons mètres, il donne au ballon une trajectoire impossible qui surprend Bohn... et le reste du stade (54e').
 Malgré tout, l'histoire d'hier laisse encore des regrets. Comme un goût d'inachevé. Une mauvaise habitude dont il faut se défaire...

J.-C.P.