La frustration, c'est tout

VAUBAN 0
JARVILLE 0
 Stade Émile-Stahl. - 300 spectateurs. Arbitre : M. Abdelhaoui assisté de MM. Pessey et Diani. Avertissements : Noundou (25e), Alcino (41e), Faug-Porret (81e) à Vauban ; Plançon (37e), Rigole (60e), Bentiri (82e), Ferraro (90e+4) à Jarville.
 VAUBAN : Schaeffer - Ernst, Roecklin, Apraku, Schwoob - Heiligenstein, Noundou (Domenech 74e) - Alcino (Wild 67e), Chakrouni, Faug-Porret - Kayser (Senouci 59e).
 JARVILLE : Marzoug - Bentiri, Djebid, Plançon, Ferraro - Elabbassi - Dell'Annunziata (Erard 46e), Orel, Engel (Jacconi 73e) - Boileau (Paul 59e), Rigole.
 Si Jarville est parvenu à arracher ce qu'il était venu chercher au désormais stade Émile-Stahl, les Strasbourgeois, eux, sont déjà dans les regrets. Hier, ils ont simplement perdu deux points qui leur tendaient les "mimines".
 « C'est frustrant, reconnaîtra d'ailleurs Pascal Droehnlé, l'entraîneur. Le contenu est intéressant : on a eu de bonnes combinaisons, des occasions, un bon état d'esprit, mais nous n'avons pas su concrétiser. »
 Et, on le sait, le football se nourrit de buts. Comme à Besançon il y a tout juste une semaine (0-0), ses joueurs n'ont pas été réalistes dans la zone de vérité.

L'occasion de Senouci

 Deux fois, Alcino, pourtant percutant, se présentera seul face à Marzoug. Deux fois, le gardien lorrain repoussera ses tirs (8e, 45e). Comme il repoussera (avec talent) cette lointaine et somptueuse frappe de Faug-Porret (39e) après s'être opposé à ce tir de Chakrouni, très actif hier (10e).
 Et puis, Senouci doit encore être en train de se demander comment, sur ce coup franc de Faug-Porret, seul à cinq minuscules mètres du but lorrain, il a pu expédier la balle à côté d'un coup de tête pas assez rageur (69e).
 Les Lorrains, eux, ne seront menaçants (pas vraiment dangereux) que sur de rares coups de pied arrêtés. Mais Schaeffer reste vigilant sur ce corner direct de Rigole (54e) par exemple.
 La dernière occasion, elle, sera pour les Strasbourgeois. Après cette montée de Heiligenstein, Apraku, excellent à l'image du secteur défensif de Vauban, hérite du ballon à 20 mètres du but. Sa frappe enroulée, contrée par un défenseur, frôle la transversale alors que Marzoug semble battu (87e).
 Vauban a perdu ses deux premiers points de la saison à la maison. Vivement qu'un buteur se révèle...

J.-C.P.