Vauban subit la loi du leader
VAUBAN 1
FC METZ II 3
Mi-temps : 0-1. Arbitre : M. Abdelhaoui,
assisté de MM. Stoffelbach et Adloff.
50 spectateurs.
Les buts : Chakrouni (47e') pour
Vauban ; Tandjigora (45e'), Bussmann
(74e') et Fostien (90e'+2) pour Metz.
Avertissements : Ernst (27e', 54e'), Faug-Porret (82e') et Wild (90e') à Vauban ; Metanire (30e') à Metz.
VAUBAN : Schaeffer - Ernst, Apraku, Ajouaou, Schwoob (cap.) - Wild, Noudou Kinding, Domenech (Hinard, 81e), Faug-Porret - Rubio
(Kayser, 64e), Chakrouni (Roecklin, 56e).
FC METZ II : Delle
- Diagne, Metanire, Reydel, Koulibaly (Bussmann, 67e') - Tandjigora (Fostier, 67e'), Pantin (cap.),
Walter (Sommer, 67e') - Ngbakoto,
Bourgeois, Sakho.
Le Vauban peut nourrir des regrets à
l'issue de sa confrontation avec Metz II. La défaite, certes logique, a un goût
amer pour les Strasbourgeois qui ont longtemps cru en leurs chances de réaliser
un exploit.
En première mi-temps, les Grenats dominent, mais se heurtent à une
défense solide et bien en place. Les nombreuses occasions messines ne
parvenaient pas à inquiéter Grégory Schaeffer. Mais juste avant la mi-temps,
après que Sébastien Wild a perdu un duel avec le gardien lorrain, les visiteurs
partent en contre et ouvrent le score. Tandjigora,
seul côté droit, fusille Schaeffer à 10 mètres. Tout le staff de Vauban se lève
alors pour réclamer un hors-jeu, qui semblait effectivement évident.
Une
expulsion préjudiciable
Au retour des vestiaires, les
Strasbourgeois partent avec de bonnes intentions et sont rapidement
récompensés : à la 47e, Rubio sert Chakrouni en retrait, dont la frappe fait mouche. Les
locaux, euphoriques, semblent en mesure de créer un exploit, mais l'expulsion
de Ernst dix minutes plus tard change la donne. « C'était déjà difficile à
onze, mais c'est devenu presque impossible à dix », a reconnu Pascal Droenhle, l'entraîneur du Vauban, après la rencontre.
Les Messins ont alors outrageusement dominé les débats. Le triple
changement, offensif, a porté ses fruits : Metz reprenait la main grâce à
une tête Bussmann, venant couper un coup-franc de
Sommer, soit une action menée par deux entrants.
Le club leader n'avait alors plus qu'à gérer tranquillement sa fin de
match, se permettant même d'inscrire un troisième but dans les arrêts de jeu.
Mais face à des Strasbourgeois désabusés, cela n'était qu'anecdotique. Le
bloc défensif n'a pas résisté à l'expulsion de Thomas Ernst. Vauban, à l'image
de Droenhle, peut nourrir « beaucoup de
frustration ».
Joseph Gaulier