Vauban s’effondre
VAUBAN 0
JARVILLE 1
Mi-temps : 0-1. Arbitre : M. Delpech, assisté de MM. Hubsch et Eichenlaub. 50
spectateurs. Avertissements : Lacker (67 e), Regeffe (78 e), Kebe (80 e), Fuchs (90 e+2) à Vauban ; Simsek (51 e) à Jarville.
Expulsion : Simsek (89 e, 2 e carton jaune) à Jarville.
But : Rigole (27 e).
VAUBAN: Lacker; Fuchs, Rhein (Heiligenstein 46 e),
Bontemps, Schwoob (cap.) ; Regeffe,
Ayvaz (Bergueira 65 e), Cadny (Kebe 46 e), Wild, Chakrouni
; Rubio.
JARVILLE : Hollard
; Bakkass, Bentiri, Plançon, Poirot, Menard ; Orel
(Dell Annunziata, 87 e), Ferraro (cap.) (Nicolas, 56 e), Simsek,
Rigole (Simonin, 60 e) ; Engel.
Alors qu’il fallait à tout prix une victoire pour
espérer poursuivre l’aventure en CFA 2 l’an prochain, sans calcul, les Pierrots
Vauban ont laissé passer l’occasion de continuer à y croire. Avec une première
mi-temps qui suffirait à résumer leur saison, les joueurs de Laurent Maennel ont une fois de plus, et une fois de trop, été
incapables de faire la différence devant le but.
Un manque de réussite, sans doute, un manque
d’application, peut-être, mais en tout cas un manque de statistiques cruel.
Déjà sous la menace d’une relégation jusqu’à l’ultime journée de la saison
passée, Vauban accuse cette fois le coup.
Pour Patrice Heiligenstein,
l’un des cadres de cette formation qui a vécu la saison plus souvent dans les
tribunes que sur le terrain, en raison d’une série de blessures, le constat est
amer. « Aujourd’hui, de toute façon, c’est trop tard, ce n’est pas sur ce match
que la saison se joue, même si on a fait 5 ou 6 derniers bons matches. Le
retard date déjà de la trêve et je pense que la prise de conscience collective
est intervenue trop tard. Ça ne suffit pas de bien jouer, il faut marquer des
buts. Quand on regarde le tableau d’affichage, on voit “0“ et on l’a vu trop
souvent cette année », explique-t-il.
Difficile de trouver les causes de cette saison
cauchemardesque. « Il nous a manqué beaucoup de choses. De la régularité, de
l’abnégation, et on a baissé les bras trop vite. J’ai joué 7 matches cette
saison, je reviens pour ce qui devait être une finale, je suis très déçu. Le
club a un projet sportif, mais on n’en sait pas plus… ».
Ce qu’on sait, c’est que Jarville
ne s’est pas privé pour assurer son maintien, grâce à l’apport incontestable
d’Antony Rigole qui, sur sa première véritable occasion, a planté le seul but
de la rencontre. Au duel aérien avec Rhein, il est
ensuite à la récupération de la relance manquée de la défense locale. Des 20m,
il tente un lob, qu’il réussit (27 e).
Mais avant cela déjà, Vauban était à la peine. Avec un
jeu trop vite étouffé par les joueurs d’Alain Rigole, les Strasbourgeois
peinent à trouver des failles. Hormis cette percée de Fuchs, parti sur son côté
droit : après un petit pont sur Plançon, il parvient à frapper du pointu, dans
les 16m. L’entrejambe de Bentiri aura raison de son
enthousiasme (23 e). Juste avant la pause, Rubio est
également tout près de redonner le sourire aux siens. Son enchaînement contrôle
orienté-frappe trouve le poteau de Hollard, qui
reçoit le ballon dans le dos et concède le corner. Tiré par Chakrouni,
il voit Bontemps reprendre le ballon de la tête, seul au 2 e poteau, mais sans
trouver la mire.
La seconde période serait plutôt encourageante pour
Vauban, s’il n’accusait pas déjà un but de retard. Plus rapides dans leurs
intentions, plus hauts à la récupération, les Strasbourgeois poussent pour
tenter de forcer le destin. Mais malgré quelques occasions, et même un but
refusé pour un hors-jeu imaginaire de Rubio,
l’affaire est entendue, depuis plusieurs semaines déjà, en fait.
Et pendant que Jarville
rigole, les Pierrots deviennent des augustes.
Vincent Hahn