L’un coule, l’autre roucoule
ASP VAUBAN 0
SC SCHILTIGHEIM 1
Stade Émile-Stahl.
Mi-temps : 0-0. – 220 spectateurs. Arbitre : M. Hayotte
assisté de MM. Rosenfelder et Lang. Avertissements : Chakrouni (74 e, 90 e+6), Rubio (77
e), Mahzem (80 e) à Vauban ; De Jong (80 e), Bertoli (83 e), Froeliger
(89 e) à Schiltigheim. Expulsions : Maennel
(entraîneur, 81 e), Chakrouni (90 e+6) à Vauban.
But : Guira (64 e).
ASP VAUBAN STRASBOURG
: Lacker - Ernst, Bontemps, Rhein,
Cadny - Arslan (Ayvaz, 67 e), Regeffe, Mahzem, Chakrouni - Rubio, Bergueira (Kayser, 67 e).
SC SCHILTIGHEIM :
Michel (Werling, 77 e) - Fischer, Moog, Kadima-Oleko,
Kirch - De Jong, Deubel, Hoffmann (Eicheldinger, 70 e), Froeliger (Owusu, 89 e), Bertoli - Guira.
Que la fin de saison
s’annonce pénible pour les Strasbourgeois dont on ne voit pas comment, une fois
de plus, ils pourraient s’en sortir.
Erreur d’inattention
« Depuis la première
journée, on manque d’efficacité offensive, soupire un Laurent Maennel presque aussi résigné que ses joueurs sur la
pelouse. On fait de bonnes entames de périodes, mais on se fait avoir sur une
erreur d’inattention alors que j’avais averti tout le monde à la pause. »
Sur ce centre parfait
de De Jong, Guira est
effectivement très seul au deuxième poteau pour ajuster Lacker
« alors qu’il y a quatre ou cinq de mes défenseurs contre un Schilickois dans la surface. »
On jouait alors depuis
seulement 64 minutes et le sort de la rencontre était scellé tant les
Strasbourgeois - hormis en paroles - ont manqué de répondant.
Pourtant, ce sont eux
qui étaient les mieux rentrés dans cette rencontre.
On ne va pas aller
jusqu’à dire que Michel est ultra-inquiété, mais il faut un bon retour de Moog (toujours excellent) pour contrer Chakrouni
(2 e).
Et il faut la main
ferme du gardien schilickois pour détourner cette
frappe puissante de Bergueira (17 e) juste après cette
intervention de Kadima-Oleko
sur ce tir de Chakrouni (15 e)
Les intentions
strasbourgeoises vont vite s’envoler avec la légère bise qui souffle sur la
pelouse du stade Émile-Stahl.
Petit à petit, plus
lucides dans leurs relances, les Schilickois prennent
les affaires en main. Sur ce coup franc, Froeliger
inquiète une première fois Lacker (21 e).
Le même joueur,
parfaitement décalé par Deubel, aurait dû bénéficier
d’un penalty pour cette faute évidente d’Arslan (22 e).
Quant à Lacker, il aura son talent pour repousser le ballon sur ce
coup franc de Froeliger (25 e) et cette superbe
volée de Deubel (38 e).
Si Mahzem
(46 e) donne l’illusision d’un réveil strasbourgeoise,
il ne sera… qu’illusoire.
Et les Schilickois, auxquels tout sourit – puisqu’ils savent
provoquer leur réussite avec un état d’esprit irréprochable –, arracheront la
décision sur leur seule occasion de la deuxième période et ce coup de tête de Guira, donc.
Drôle de parcours
Et si les
Strasbourgeois, “bons derniers”, à qui ils restent neuf matches pour se sauver,
peuvent mal dormir, les Schilickois poursuivent leur
drôle de parcours, toujours locataires de la troisième place.
« Nous faisons une
belle opération, même si j’aurais préféré la réaliser face à un autre
adversaire, explique José Guerra. On a essayé de jouer tout en conservant cet
état d’esprit qui fait notre force. Mes joueurs ont réussi à maîtriser leurs
émotions. »
Samedi prochain, c’est
Dijon II, le deuxième du classement, qui viendra au stade de l’Aar.
« On s’est donné le
droit de rêver et d’être ambitieux tout en sachant que le moindre accroc permettrait
à la meute d’équipes placées juste derrière nous de revenir. »
Laurent Maennel, lui, rêverait pourtant d’avoir une meute à ses
trousses. Mais il n’y a plus personne pour courir derrière son équipe…
Jean-Christophe Pasqua