Le Racing, bourreau de Vauban ?

 

RC STRASBOURG II 3

VAUBAN 0

Mi-temps : 1-0. Arbitres : M. Coutet, assisté de MM. Babula et Dreyfuss. 400 s pectateurs. Avertissements : Benedick (27 e), Gherardi (45 e+2), Ancian (51 e), Laprevotte (85 e) pour Strasbourg ; Schwoob (65 e) pour Vauban.

Buts : Gherardi (9 e), Benedick (72 e), Benchenane (90 e+3).

RACING II : Bahloul ; Ancian, Wachter, Dreyer, Faug-Porret (cap.) ; Rivieyran, Gherardi (Fournier, 78 e), Laprevotte ; Do (Bekoe, 81 e), Benedick (Benchenane, 86 e), Dicko (Lefort, Cannet).

VAUBAN : Lacker ; Ernst (Bergueira, 23 e), Fuchs, Bontemps, Schwoob (cap.) ; Mahzem (Cadny, 73 e), Regeffe, Ayvaz, Wild, Chakrouni ; Rubio (Rhein, Noundou, Kebe).

Le Racing, toujours en course pour accrocher la première place, n’aura donc pas fait de sentiment face à son homologue strasbourgeois, et a crucifié Vauban, d’un sévère 3-0 pourtant justifié, même si les Pierrots ont eu l’occasion de revenir au score. Mais quand on joue le maintien et que rien ne va…

Pour Laurent Maennel, l’entraîneur des Pierrots de Vauban, l’affaire semble entendue depuis un bon moment déjà. « Ça fait plusieurs semaines qu’on est dépendants des résultats des autres. Si ceux d’aujourd’hui nous sont favorables, on peut garder deux points de retard sur deux équipes. Mais sinon, on aura cinq points de retard sur tous nos concurrents directs. Je ne m’attendais évidemment pas à une victoire ici, contre une équipe qui joue le titre, mais je me serais contenté d’un nul. Je pense que 3-0, c’est un peu sévère. Maintenant, il nous reste deux finales, contre Jarville et à l’ASIM. »

Son homologue du Racing, François Keller, était lui satisfait de pouvoir aborder la rencontre de la semaine prochaine, à Dijon, avec la perspective de jouer le titre. « C’est vrai que le match peut mal tourner, parce qu’à 1-0, ils ont les occasions pour revenir, et qu’on a mal géré les situations pour tuer le match. Mais le deuxième but les assommés. Je leur souhaite bon courage pour la suite, parce qu’on a vécu ce genre de situation la saison dernière, et que c’est difficile. Nos gamins ont joué le jeu à fond, parce qu’il y a l’enjeu de la première place, qui se jouera à Dijon. »

Si on reprend donc le fil des événements, les propos des deux entraîneurs sont effectivement plutôt bien sentis. Avec une ouverture rapide du score par Gherardi, sur un coup franc puissant et plongeant plein axe (9 e), le Racing confirme sa supériorité aperçue dès le début du match.

Les occasions de doubler la mise pleuvent sur le but de Lacker, jusqu’ici plutôt bienheureux. Et une barre pour Laprevotte par-ci (22 e), et un sauvetage de Lacker devant Ancian par-là (38 e), c’est le déluge. Seul un corner de Chakrouni, qui trouve Bontemps au second poteau, oblige Benedick à dégager sur la ligne de but, de la tête (45 e).

La seconde mi-temps ne change pas le contraste entre une solide équipe du Racing, supérieure techniquement et maître du ballon, et des Pierrots en délicatesse avec leur football. Seul Bergueira parvient à s’illustrer, sur deux frappes puissantes, stoppées par Bahloul, impeccable à chaque fois.

Le coup de grâce intervient à la 72 e. Sur une passe en profondeur bien sentie, Gherardi sert Benedick sur le côté droit, qui centre pour Benedick. L’enchaînement contrôle-frappe est réussi. Enfin, dans les arrêts de jeu, un penalty provoqué par Dicko permet à Benchenane de porter la marque à 3-0.

Vincent Hahn