Les fortifications de Vauban ont payé

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Contre toute attente dans le groupe C de CFA2, le Saint-Louis/Neuweg FC a été poussé hier au partage des points (1-1) par des Pierrots accrocheurs et teigneux.

Entre une équipe venue pour défendre farouchement et une autre en manque d’inspiration offensive, il était clair que cette partie de ballon rond au stade de la Frontière de Saint-Louis n’allait pas s’inscrire dans les annales du CFA2.

Elle avait pourtant débuté sur les chapeaux de roue, puisque dans les premières secondes consécutives au coup d’envoi, un arrêt-réflexe de Pinoteau annihilait une percée d’Arslan. Les frontaliers mettaient une dizaine de minutes à s’organiser et le Strasbourgeois Schwoob sauvait pratiquement sur sa ligne une tentative de Goepfert consécutive à un bon débordement de Bazin.

Par la suite, les Ludoviciens n’ont cessé de buter sur une arrière-garde visiteuse très regroupée et peu scrupuleuse dans ses relances. Sur l’une d’elles, pourtant, une nouvelle action chaude enflammait la surface de vérité frontalière (23 e). Saint-Louis demeurait impuissant et les Pierrots se sont enhardis et notamment Bergueira, dont le coup de tête filait de peu à côté (45 è). Ponelle répliquait immédiatement, mais sa frappe était repoussée par Lacker.

Conscients de leurs possibilités les hommes de Maennel enclenchaient la seconde période sur le même registre et Chakrouni, servi par Bergueira, ouvrait le score (47 e, 0-1).

Dans la minute suivante, Bergueira et Regeffe s’emmêlaient tous deux les pinceaux devant la cage de Pinoteau. L’impuissance ludovicienne face à celle de Lacker devenait endémique.

C’est Goepfert, qui sonnait par deux fois la charge pour ses couleurs : Lacker repoussait des deux poings sa frappe tendue (69 e) et claquait au-dessus une tentative lobée (72 e). Il aura fallu le renfort aux avant-postes d’un défenseur pour percer la fortification de Vauban : sur un long coup-franc botté par Julien Matter, Bazin plaçait un coup de boule victorieux pour rétablir la parité (76 e, 1-1).

But refusé et poteau

Dans la minute suivante, un but parfaitement licite était refusé à Coulibaly par l’arbitre. M. Vaudeville, le mal nommé, n’a fait rire personne sur ce coup-là.

Les protégés de Decker poussaient pour forcer le verrou et Ponelle expédiait une frappe sur le montant droit de Lacker (81 e).

Visiblement satisfaits du résultat, les Pierrots persévéraient dans un jeu peu académique et ne s’embarrassaient guère de fioritures pour expédier le ballon loin de leur camp.

Et Tighazoui, échappé plein axe, était repris de justesse par un défenseur strasbourgeois (89 e).