Rageant !

TROYES II 1
VAUBAN 1
Stade de l'Aube. Mi-temps : 0-1. - Arbitre : M. Liegault, assisté de MM. Burgaud et Garandeau.
Les buts : Barreto (90e+4) pour Troyes ; Wagner (40e) pour Vauban. Avertissements : Moutsila (56e) à Troyes. Wagner (56e), Chakroumi (84e) et Charoy (71e) à Vauban.
TROYES II : Philippon, Lebrazi, Courtois, Hocianat, Rother, M'Changama, Barreto, Tharradin, M'Pia (Monthe, 89e), Jebali, Moutsila (Touil, 65e). Entraîneur : Thierry Bocquet.
VAUBAN STRASBOURG : Schaeffer, Ernst, Cadmy (Kayser, 82e), Deumenech (Lacker, 65e), Rubio (Kébé, 75e), Chakroumi, Charoy. Entraîneur : Pascal Droehnlé.
 Les spectateurs troyens ont bien failli assister au hold-up du week-end avec cette équipe de Vauban Strasbourg, lanterne rouge du classement, mais sans doute dans les premiers au niveau de la volonté.
 Les Troyens ont fait preuve d'une supériorité technique durant 90 minutes, remontant bien la balle en jouant au sol malgré un terrain assez gras, mais rien à l'arrivée. Ce n'était pourtant pas faute d'avoir essayé, notamment par M'Pia (23e') ou encore Houtsila (30e'), qui obligeaient le gardien à deux parades.
 A ce petit jeu, il convenait de se méfier des quelques contres visiteurs, une sorte d'avertissement à la défense locale. En fait, il aura seulement fallu deux préavis de but. A la 40e', grosse pagaille dans la surface auboise, deux ou trois tentatives repoussées de justesse et la mauvaise blague d'un attaquant alsacien, bien placé derrière le gardien Philippon et criant « laisse ». Cela trompait tout le monde et permettait à Wagner de placer tranquillement le ballon dans les filets.
 Un but qui pèsera lourd pour la suite des événements, car forts de cette avance, les Strasbourgeois allaient tout faire, à juste titre, pour préserver leur avance.
 Comment allaient réagir les hommes de Thierry Bocquet après la pause ? Les Troyens y ont cru jusqu'au bout, et durant de longues minutes, ils pilonnaient les 18 m visiteurs, sans plus de réussite. Le gardien strasbourgeois en avait mal au cou de voir passer autant de balles devant sa cage.
 Vauban tenait sa victoire, pas question de la lâcher. Mais Barreto intervenait durant le temps additionnel en égalisant d'un tir splendide.