Vauban investit les lieux

STEINSELTZ 1

VAUBAN 4

Les Strasbourgeois ont investi la campagne du Nord de l’Alsace, et ont gentiment fessé Steinseltz.

On dit gentiment, parce qu’on ne va pas se mentir, ce n’était pas du grand football.

Laurent Maennel, l’entraîneur de Vauban, ne s’y est d’ailleurs pas trompé.

« L’objectif était surtout d’éviter les pépins physiques. On a joué samedi un gros match à Saint-Louis, donc on alignait aujourd’hui une équipe mixte. Steinseltz était dans le même état d’esprit, donc le match a manqué de rythme, d’intensité, mais on a réussi à marquer quatre buts, dont trois en dehors de la surface de réparation, je suis assez satisfait de ce qu’on a fait ».

Son homologue vigneron, Lucien Stohr, avait choisi d’aligner deux formations différentes selon la mi-temps.

Si la première période était assez équilibrée, la seconde était assez cruelle pour les Vignerons, qui doivent encore chercher leur jeu, perdu quelque part sur le terrain.

L’espoir était pourtant permis après que Vincent Herrmann eut ouvert le score.

Suite à une lourde frappe de Balieux, le ballon repoussé par Meyer échoue dans ses pieds. À quelques mètres de la ligne de but, il ne se prive pas de pousser le cuir au fond.

Mais la réponse de Vauban est immédiate, puisque Ayvaz enchaîne le crochet qui fait mal et la frappe qui fait du bien, pour le 1-1.

Le jeu est plutôt équilibré entre les deux formations, même si Vauban a la maîtrise technique. Mais les Pierrots abusent un peu du jeu long, avec plus ou moins de réussite. Kebe fait souffrir la défense de Steinseltz, sans parvenir à marquer.

La tête dans le sac durant les 45 dernières minutes, ce n’est que justice de voir Rubio donner l’avantage aux Pierrots d’une frappe puissante de 20 m (56 e).

Au prix fort

Steinseltz n’existe plus en seconde période, et Rubio, Chakrouni ou encore N’Sangu, entrés en jeu à la pause, prouvent que le CFA 2 n’est pas qu’un lointain souvenir pour les Strasbourgeois.

La jeune garde de Steinseltz le paie au prix fort. Rubio est à la réception d’un corner d’Ayvaz, pour une frappe enroulée dans la lucarne de Patou (64 e). Ayvaz conclut l’affaire d’un bijou dans la lucarne à la 76 e.

Pour Lucien Stohr, l’entraîneur de Steinseltz, ce résultat est pourtant anecdotique.

« On ne voulait pas de blessés, et la seconde période m’a permis de voir le travail que doivent fournir les jeunes pour se mettre au niveau. Mais je suis toujours optimiste pour notre entrée en CFA 2. Le premier match se joue chez nous, et après deux ou trois rencontres, on saura dans quelle galère on est embarqué. »

Entre une équipe de Vauban qui vient de quitter ce championnat, et une formation de Steinseltz qui le découvre, l’écart ne s’est en tout cas pas fait sentir.

Si les Vignerons auront sans doute du pain sur la planche, les Pierrots ont prouvé qu’en DH, ils seront forcément parmi les favoris.

Vincent Hahn